Fancy a big house
Some kids and a horse
I can not quite, but nearly
I love you, I love you, I love you, I do
I only make jokes to distract myself
From the truth, from the truth.
'Less is more than never que tu t'obstinais à me dire en baladant tes mains sur ma peau. Ca me faisait doucement sourire parce qu'à l'époque, je pensais avoir trouvé un truc. Que je tenais fort serré contre moi. Et j'avais même plus peur. On prenait la route tard dans la nuit ou tôt le matin, il faisait froid et je pleurais du givre. J'en avais rien à saquer. J'étais belle parce que t'étais là. Y'avait plus de monstres. Que dalle à part toi et ton chewing gum de playboy. Tu sais mon ange, je savais plus trop quoi faire quand tu m'as récupérée sur le bord de la route. Highway 61 Revisited et planque tes cocards ma belle, je t'emmène en voyage. Cash j'y ai cru. Si tu savais. T'en chialerais comme un môme sur le sable et ça te foutrait les glandes. A part crever, plus rien me foutait la trouille. Et encore. Je savais. Je savais que tu m'aurais jamais laissée filer. Tu marchais sur mon ombre et tu me piétinais pour que je reste sage. Et immobile. Tu m'as brisée et recollée. Tu m'as aimée. Si. J'te jure que tu l'as fait. Tu l'as dit et rêpété et pour que j'y crois, c'était pour de vrai. Et même si c'est pas vrai, je m'en tape au fond. Moi j'y ai cru. Tu sais mon ange, ton pick up c'était le paradis. C'était de l'or bleu dans tes yeux mauves. Du crack au fond des reins. C'était toi et moi contre eux tous. Tu te rappelles cette station où tu m'as larguée? Où j'ai balisé le sol de fleurs rouges et blanches. Où tu m'as cognée contre la glace. Où j'ai hurlé dans tes bras. Où je me suis rendue. Tu te rappelles quand tu m'as giflée si fort que j'ai rescusité? Et que tu chialais tellement t'avais flippé? On jouait à Bonny & Clyde. J'me disais que jamais ça finirait. J'en tremblais sec pourtant. Moi qui gueulait ivre morte, la tronche face au bitum, que j'aimerai jamais personne. Et tu t'es pointé. Et tout a changé. Finalement, c'est con l'amour. Putain ce que je hais ce mot. Il sonne méchant à l'oreille. Dégueulasse. Batard. C'est même pas beau. Alors que en fait. Je voyais du soleil qui courait sur ta bouche. De l'encens sous ta peau. Des paradis perdus. Et tes hanches opalines. Et moi. L'impossible brayarde conquise et mal apprise. Tu sais, j'ai traversé l'angoisse et l'écume du Styx pour te retrouver. J'ai craché du sang, t'ai maudit sous la lune. Je me suis saoûlée pour tenir sur mes cannes. J'ai chargé mes colts. Et je t'ai pisté. Les coyotes à mes trousses. En plein dans la brousse. Le désert merveilleux. J'ai croisé des shamans. Respiré des herbes folles. Avalé des scorpions. Je me suis laissée prendre. J'ai rongé mon courage. J'ai remballé mes larmes. Je suis morte, un jour. Quelque part entre les dunes. Y'avait du sel et des araignées qui me bouffaient les yeux. Mais toi t'étais parti. Pour de bon faut croire. Mai je t'aimais bordel. Je t'aimais. Alors j'ai continué. Dosed by you à jamais. Je me foutais en l'air. Et ça devait me plaire. Tu vois mon ange, aujourd'hui je pleure plus. J'attends juste de te croiser au bord de la route. Là haut oui bien sûr. Là haut. Quand moi aussi j'y serai passée. J'ai même pas chancelé quand je t'ai vu crevé, le pif dans le sang et la crasse sur la moquette. Y'avait du vent et de la poussière. Et toi t'étais mort avant moi. Même pas de ma faute. Quelle garce je faisais. J'ai fermé la porte. Lucky Strike au coin des lèvres. Je me suis mordu la bouche. Et je suis partie. Pour le retrouver. Celui qui t'as clamsé. Et crois moi, il va morfler.'
Le nez dans sa vodka, vieux fond country ringard, la princesse parle aux murs. Cow boys lubriques qui la toisent. Tarée la jolie môme. Elle cause aux morts. Mais bordel elle est bonne. Vas y cash prends le pari. Je vais m'la l'ver et elle va aimer. Elle fait plus gaffe. Elle boit point barre. Complètement barrée.
-Eh poupée t'as fini d'tchatcher? J'peux t'tirer?'
Las Vegas Parano. Own private Idaho. Je t'aime, je t'aime, je t'aime. Et je suis désolée.
ZERO 7 | DISTRACTIONS
Commentaires sur Fancy a big houseSome kids and a horseI can not
courtneeeeeeeeeeeeeey. si je pouvais, je lui ferai la peau.
oui oui je m'énerve encore sur mes riot grrls chéries.
Putain ce que c'est beau, c'est tout ce que je trouve à dire là, même après trois lectures !
les paradis perdus font parties de mes phantasmes absolus ...
et aussi une de mes chansons préferées ...
dan
J'aime bien ce texte... je trouve rien d'autre à dire. C'est bon signe.
C'est délirium et compagnie, sauf que non c'es pas si fictif, y a des bribes de vérité nue. On se rapelle avoir dit ces " Mais jt'aimais bordel" d'avoir sorti ce genre de grande phrase "Tu m'as brisée et recollée. Tu m'as aimée" On se rapelle aussi la descente en eaux troubles, genre plus bas que Terre encore en vie. La traversée du Styx la gueule bien ouverte, avec les sentiments puants qui flottent partout autour
Après on se demande encore si on ai sorti, de cette putain d'histoire, si on est pas un peu morte avec
On meurt pas d'amour à 18 ans, pourtant jte jure y a une grosse parti de mon putain d'être qui respire plus
"on meurt pas d'amour a 18 ans" je sais pas, du commentaire ou de la note ce qui me frappe le plus. si on meurt pas d'amour a 18 ans, qu'est ce qui peut bien nous faire gueuler autant que ça? qu'une tombe a peine refermée, la terre fraiche qui embaume par dessus et nos rêves qui hurlent des litres de silence sous l'asphyxie imminente?
la note. wow. et je suis d'accord avec la plupart des commentaires, je saurais pas trop quoi rajouter. wow.
_mademoiselle b : ben finalement tu t'en es sortie avec tes riot grrls chéries. mais moi aussi je veux bien lui faire la peau à la miss love. ne serait-ce que par principe.
_penny lane : ben ca me fait plaisir que tu trouves ça beau. surtout toi madame.
_dan : on les guette les paradis perdus.
_lou : je suis contente alors si c'est bon signe. merci.
_nolah : on meurt d'amour à 18 ans. crois moi. mais des fois, y'a des sunlights dans le tunnel noir. et sans que t'y comprennes rien. tu pardonnes. et pire. tu repars. j'te jure.
_princesse de rien : il reste la vie. le vent. et aussi. toutes nos conneries.
_nobuo : merci merci merci.
De nos jours on meurt plus d'amour tout court. On a balancé les héroines au placard. Foutu les tragédiennes à la porte. On a brisé les rêves de notre enfance, on s'est foutus en l'air.
De nos jours on ne meurt plus d'amour. On a appris à faire avec. A continuer à avancer. Sur le bateau qui tangue, le naufrage qui menace, la mélancolie qui te gueule que tu vas sombrer. On apprend à rire sans y penser, à oublier de pleurer, à s'avaler vodka sur vodka pour ne plus y penser, on apprend à rester fière, le sourire même pas de travers, marcher la tête haute, abandonner l'envie de crever au vestiaire.
On apprend à accepter. Placidement. De voir comment ça s'effondre, les contes de fées.
Et ça, c'est presque pire que crever.
Si on ne meurt pas d'amour à 18 ans alors on en meurt jamais.
Ouais on peut mourir à 18 ans. Mais je crois aussi qu'on peut se relever. Parce que la gueule dans la poussière: c'est pas ça qui t'attend. Et que tu mérites surement mieux. Tu t'es déjà relevée. T'as plus qu'à tracer ta route. Comme tu peux. Et comme tu veux.
[Très belle note]
_eliane : tu sais. les larmes et les sarcasmes, les je te ronge et puis je plonge, les rires loin dans la nuit, les les t'en vas pas hein jamais. jamais. promets. tous ces trucs qui te dégueulent chez les autres. que tu méprises. ces trucs qui te colle aux dents quand ca te tombe sur la gueule. ces trucs qui te plombent. sagement. quand d'un seul coup que dalle. quand y'a que le silence autour de toi. je crois que c'est ça mourir d'amour à 18 berges. c'est accepter. sans rien glander. de le voir crever. le conte de fée.
xxx
_louise : c'est vrai ça. et c'est dégueulasse.
xxx
_dirty pretty grl : j'ai vu du bitume en grand oui. mais j'avance. comme je peux. comme je veux, on verra. mais merci merci merci.
qui n'a jamais crever d'amour...
mais un jour tu reviens d'entre les morts. en jurant de plus recommencer les mêmes conneries. jusqu'à ce qu'un beau sourire débarque. et c'est reparti pour un tour. on se bouffe à nouveau les claques. et les anciennes promesses, on va les enfermer soigneusement dans le placard. des fois on est franchement pitoyables.
faut pas être désolée d'aimer
jamais
en te lisant envie de grand air et western
de colts et de balles
bang bang
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